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LE
SEL |
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Le
sel ou chlorure de sodium se trouve dans quasiment tous les
produits alimentaires transformés que nous consommons ( pain,
soupes, sodas, biscuits, plats cuisinés, hamburgers, charcuterie,
etc.. ).
Initialement utilisé comme agent conservateur des denrées
(salaisons des viandes), le sel est aujourd'hui montré du
doigt (1) pour son rôle, semble-t-il, majeur dans les
maladies cardio-vasculaires.
En effet, ingurgité en qualtité excessive dans l'organisme,
il aurait pour effet d'augmenter la pression artérielle et
donc les risques d'accidents cardiaques. Or, il semblerait
qu'aujourd'hui les français consomment deux à trois fois trop
de sel et le plus souvent à leur insu... En effet, sur les
4 kilos de sel ingérés en moyenne par adulte et par an en
France (2 fois la dose limite fixée par l ' OMS !), 3 kilos
(soit 75%) proviendraient des aliments que nous mangeons quotidiennement.
Le problème ne vient donc pas d'un excès de rajout de sel
pendant la cuisine mais bel et bien du sel ''caché'' préincoproré
dans les aliments transformés. Ainsi, la majorité des études
scientifiques sur le sujet montrent que " l'excès de chlorure
de sodium serait responsable chaque année en France d'au moins
75000 accidents cardio-vasculaires dont 25000 décès" (2).
Alors, pourquoi tant de sel dans nos aliments ?
Peu coûteux, le sel aurait semble-t-il, certaines qualités
en tant que renforçateur de goût et pourrait permettre d'augmenter
artificiellement le poids d'un produit par sa faculté à retenir
l'eau. De nombreux pays (pas la France) industrialisés comme
les Etas-Unis, le Canada, l'Angleterre, le Japon, l 'Australie,
la Belgique ou la Finlande, considèrent désormais l'excès
de sel dans l'alimentation comme un nouveau problème de santé
publique et préconisent pour la plupart d'entre eux des doses
journalières admissibles. Un consenssus scientifique admet
une recommandation ne dépassant pas 6 grammes de sel par jour.
Selon l 'AFSSA (3), la consommation quotienne de sel
des français serait de 7,9 grammes. D'autres sources comme
les contrôles urinaires hospitaliers, attestent d'une consommation
supérieure : entre 10 et 12 grammes par jour.
(1) Le POINT du 16 février 2001 et Que Choisir
- Mars 2001
(2) Pierre Meneton chercheur à l 'Inserm - article du POINT
du 16 février 2001
(3) Apports nutritionnels conseillés pour la population française
- 2001 - CNRS - Edition Tecniques et Documentation. |
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