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DANS LE MONDE

Le corps humain est composé à 70 % d’eau. La mer couvre 75 % de la surface du globe et abrite 80 % des espèces vivantes. L’eau de la planète représente 1380 millions de kilomètres cubes. 97% de l’eau du globe est salée. Ce sont les mers et les océans. Le reste, 3% donc est de l’eau douce à 75 % sous forme de glace. L’eau douce disponible (0,7% du total) représente environ 9 millions de kilomètres cubes.


Un américain utilise environ 700 litres d’eau par jour

Un européen utilise environ 200 litres d’eau par jour

Un français utilise environ 150 litres d’eau par jour

Un africain utilise - de 40 litres d’eau par jour

1 habitant sur 5 n’a pas accès à l’eau potable sur la planète.

Plus d’1 milliard d’êtres humains ne dispose pas d’un minimum de 20 litres d’eau par jour. Dans les pays en voie de développement, la situation est catastrophique : l’eau impropre à la consommation cause la mort de 6 millions de personnes (dont 3 millions meurent à cause du manque d’eau) par an et en contamine des dizaines de millions (estimation OMS). Les personnes les plus vulnérables à la pollution de l’eau sont les nourrissons, les jeunes enfants, les femmes enceintes et les personnes âgées.

La quantité d’eau disponible par habitant et par an aurait baissé de 40 % en trente ans.

Selon les dernières études effectuées, les réserves mondiales d'eau vont se dégrader considérablement dans les 25 prochaines années.

A l'issu de la Conférence de Bonn de décembre 2001 et selon une déclaration ministérielle signée de 22 pays africains , au moins 17 pays africains seront en situation très grave de pénurie d'eau d'ici 2010. Les pays concernés sont : l'Algérie, le Maroc, la Tunisie, l'Egypte, la Libye, le Burundi, l'Ethiopie, le Zimbabwe, la Tanzanie, l'Ouganda, le Mozambique, l'Erythrée, l'Afrique du sud, Djoubouti, le Lesotho, le Malawi et Madagascar.
Le document indique que près d'un habitant du continent africain sur deux souffre de maladies liées à la pénurie d'eau ou manque d'eau assainie.

Dans les pays du Nord développés, les ressources en eau sont aussi menacées par des prélèvements excessifs (irrigation des terres agricoles) et par une pollution multifactorielle généralisée.

La ressource potentiel par an/par habitant est estimée à 630 000 m3 en Islande, 3600 m3 en France et 43 m3 en Egypte.


La qualité des eaux dites ‘’brutes’’ (souterraines et de surface) se dégrade très rapidement et les teneurs en nitrates et pesticides sont de plus en plus importantes (selon une étude W.W.F).

Les déjections animales et humaines sont les principales causes de la pollution de l’eau.

La pollution domestique de l’eau est supérieure à la pollution industrielle.

L’agriculture est le 1er consommateur d’eau : elle absorbe environ 1/3 de l’eau douce disponible dans le monde.

60 % de la production agricole mondiale provient de terres irriguées.

Il faut 10 fois plus de terres pour nourrir un mangeur de viande qu’un végétarien.

L’eau a depuis toujours été un enjeu stratégique dominant pour nombre de pays à travers les siècles. Par exemple en 1967, Israël prend le contrôle du Jourdain situé sur le territoire de la Cisjordanie.

Les ressources brésiliennes et canadiennes en eau suscitent de vives convoitises. Ainsi, la possible prochaine zone de libre échange des Amériques (ZLEA) visant à remplacer l’actuelle ALENA (accord de libre échange nord-américain entre le Canada, les Etats-Unis et le Mexique) devrait définir une ‘’nouvelle donne’’ de l’eau basée sur le ‘’partage’’ contractuel des ressources disponibles entre les deux continents d’Amérique. Plus précisément entre les Etats-Unis (pays pauvre en ressources) et certains pays beaucoup plus riches en ressources en eau comme le Canada ou le Brésil.

Deux entreprises françaises, VIVENDI Water et LYONNAISE des eaux, se partagent le marché mondial de la production et de la distribution de l’eau.

Les grands groupes de l'agro-alimentaire mondial, principalement NESTLE et DANONE rachètent de plus en plus de sources à travers le monde. En Afrique (Valvita rachetée par NESTLE) et dans certains pays en voie développement comme le Brésil, la Chine ou le Pakistan (marque transnationale de NESTLE Purelife).

Selon l’OCDE, l’industrie chimique mondiale en 2020 sera très différente de celle d’aujourd’hui et sa production sera 85% supérieure à celle de 1995 avec une part bien plus importante pour les pays non membres de l’ODCE. Le manque actuel d’informations sur les produits chimiques ajouté à la dissémination sauvage de ces substances dans l’environnement vont constituer d’après l’OCDE, un défi majeur pour ces vingt prochaines années.


EN EUROPE

On dénombre environ 10 000 substances chimiques dans les eaux européennes dont une grande partie ne sont pas connues.

25 % des rivières européennes sont de mauvaise qualité sanitaire.

25% des terres agricoles européennes sont saturées en nitrates.

EN FRANCE

En FRANCE, en un siècle, les deux tiers des zones humides françaises ont disparu.

Les ressources françaises en eau sont estimées à 2000 milliards de m3.

La ressource potentiel par an/par habitant est estimée à 3600 m3.

Il y a 32 000 points de captage et 6 bassins hydrauliques (agences de l'eau donc) en France.

60 % de l’eau potable est d’origine souterraine (nappes phréatiques), 40 % provient d’eaux de surface (lacs, fleuves, rivières).

Certains départements comme le Morbihan, les Côtes-d’ Armor ou le Gers s’alimentent principalement en eau de surface.

Les eaux brutes peuvent contenir des dizaines de milliers de molécules chimiques parfois nouvelles et donc indétectables.

L’eau brute, avant d’être considérée comme potable, est traitée dans des stations (usines) de traitement des eaux (bassins de décantation puis filtration, ozonation et chloration).

Les eaux usées industrielles et domestiques, avant d’être réintroduites dans l’environnement, doivent passer obligatoirement dans le réseau d’assainissement et être traitées en stations d’épuration. Les ‘’boues’’ issues de ces traitements sont utilisées pour la fertilisation (épandage) des terres agricoles.

Les prélèvements d'eau totaux en milieu naturel sont estimés à 40 milliards de m3 répartis comme suit : 25 milliards de m3 pour les centrales thermiques et nucléaires, 6 milliards de m3 pour les collectivités locales, 5 milliards de m3 pour l'agriculture et 4 milliards de m3 pour l'industrie.

La production d’eau destinée à l’utilisation humaine (non restituée au milieu naturel) est de 6 milliards de mètres cubes par an dont 45 % pour l’agriculture - 40 % pour l’eau potable - 7 % pour l’industrie et 8 % pour le refroidissement des centrales électriques.

10 millions de foyers sont concernés par la nouvelle norme interdisant les canalisations en plomb d’ici à 2013. Pour les parties privatives, les propriétaires devront dans quelques mois produire une attestation de présence ou d’absence de plomb au moment de la vente de leur bien.

L’eau du robinet doit satisfaire à un cahier des charges de 63 paramètres avant d’être qualifiée de potable.

La France a du mal à remplir ses obligations liées à la qualité de l’eau de consommation par rapport aux directives européennes de 1975 et 1998 : 1) Elle a été condamnée en mars 2001 par la Cour de justice européenne pour manquement aux règles relatives à la teneur en nitrates de l’eau de consommation en Bretagne. 2) En matière de réglementation sur les traitements des eaux résiduaires urbaines qui fixait l’obligation pour les communes européennes de plus de 150 000 habitants d’avoir un système global de collecte et de traitement efficace avant la fin 2000. Des villes comme Paris, Marseille, Lyon ou Bordeaux ne sont pas encore aux normes et sont montrées du doigt par la Commission européenne.

Selon un rapport du ministère de l'Environnement, plus de 5,2 millions de personnes ont reçu de l'eau non conforme sur le plan bactériologique en 2001.

Les mairies doivent afficher les résultats des analyses sanitaires de l’eau effectuées sur leur commune (art 13 de la loi du 03-01-1993).
Les analyses sont réalisées par un laboratoire agréé par le Ministère de la santé. Le nombre d'analyses dépend du nombre d'habitants desservis. Les prélèvements sont réalisés à la ressource, à la production et sur le réseau de distribution. On peut aussi s'adresser à la Ddass (service santé-environnement) et aux service des eaux. Si l'on souhaite contrôler soi-même la qualité de l'eau du robinet, on peut s'adresser à Paris au CRECEP (Centre de recherche et de contrôle des eaux de Paris) et en province aux hôpitaux qui ont souvent un service spécialisé en analyse de l'eau.

95% de l’eau du robinet sont utilisés pour le nettoyage domestique, l’hygiène corporelle et le jardin. Les 5 % qui restent : 1% pour la boisson et 4% pour la cuisine.

90% de la population française est raccordée au tout à l’égout.

La question du ‘’principe de précaution’’ pour l’eau du robinet commence à être évoquée, notamment pour des substances de traitement de l’eau comme le chlore suspecté d’être cancérogène.

Les dernières enquêtes (Institut français de l’environnement, Agences de l’eau) auprès des consommateurs sur la qualité de l’eau révèlent des insatisfactions essentiellement sur le goût (trop chloré) et sur la présence de calcaire qui à la fâcheuse habitude d’entartrer les machines gourmandes en eau chaude (vaisselle, lessive, café). Par ailleurs, 20 % des personnes interrogées pensent toujours que l’eau du robinet est issue du traitement des eaux usées...Ce qui est inexact puisque l’eau du robinet est issue du traitement des eaux brutes souterraines et de surface ; ces dernières étant en partie issues, elles, du traitement des eaux usées. Selon un rapport de l’Institut français de l’environnement (IFEN), la proportion de personnes buvant régulièrement de l’eau du robinet est passée de 72 % en 1989 à 58 % en 2000.

Il existe en France environ 15 000 types différents de tarification de l’eau.

L'ex-Compagnie Générale des Eaux (Vivendi environnement), la Lyonnaise des Eaux (Suez), la Saur (Bouygues) et leurs nombreuses filiales, gèrent presque 80% des réseaux de distribution de l'eau de consommation en France.

En 10 ans, le montant annuel de la facture d’eau a augmenté en moyenne de 70% et de 118 % à Paris entre 1984 et 1997.

Le prix moyen de l’eau calculé d’après une enquête IFEN-SCEES était de 16,55 F (2,52 €) en 1998 par mètre cube contre 14 F (2,13 €) en 1995.

Actuellement, le prix de l'eau varie de 13 F (1,98 €) à 24 F (3,66 €) par mètre cube. Les écarts entre les communes peuvent être considérables (échelle de prix de 1 à 4).

La redevance pollution est supporté à 85 % par les consommateurs-usagers et à 14% par les industriels. La nouvelle loi sur l'eau devrait modifier cette répartition.

Les français consomment environ 7 milliards de litres d’eau de source et minérale par an.

La désinfection des eaux en bouteille est interdite en France.



EN SAVOIR PLUS...

Débat national sur la réforme de la politique de l'eau : Conférence de Synthèse du 16 décembre 2003

Association scientifique et technique pour l'eau et l'environnement


Données sur l’environnement IFEN - avril 2001 - PDF

Ministère de l'environnement - dossier sur l'eau
Le prix de l'eau - Ministère de l'environnement

Message du directeur Général de L'UNESCO pour la journée mondiale de l'eau (22 mars 2002)

Le Cycle de l'eau
Les Agences de l'eau

Bibliothèque de l'Office Internationale de l'Eau

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