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A
quoi correspond le prix de l'eau ?
Le prix de l'eau est calculé à
partir de nombreux paramètres très fluctuants en
fonction du niveau des investissements existants,
de la position géographique de l'habitat/entreprise ou
de l'état d'endettement de la commune.
Les facteurs intervenant dans le prix de l'eau sont :
- Le coût des investissements réalisés, le
prix de l'entretien des installations, le coût d'exploitation,
du traitement et de la distribution de l'eau avant compteur et
le coût d'évacuation et de dépollution de
l'eau après compteur.
- Le type d'habitat rural/urbain. Un habitat rural exigera des
investissements de raccordement plus importants par exemple.
- L'état des charges financières communales peut
aussi faire monter ou baisser la facture d'eau.
S'ajoutent à cela :
- Une redevance de prélèvement,
- Une redevance de pollution de l'eau (dont la répartion
est revue avec la nouvelle loi),
- Une redevance pour l'aide au développement des communes
rurales, une taxe hydrolyque et une redevance domaniale (payées
par les industries, les agriculteurs et les collectivités
locales sur la base de leurs prélèvements et leurs
rejets).
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Les risques liés à la
légionellose sont-ils réels pour les particuliers
habitant en copropriété ?
Les symptômes de la légionellose sont assez proches de ceux de la grippe avec notamment des
douleurs musculaires et fatigue générale intense.
Elle touche avant tout les personnes vulnérables et fragilisées
comme les enfants et les personnes âgées. 
A en croire l'Union nationale des association des responsables de
copropriété (UNARC),
les deux tiers des copropriétés équipés
d'une réserve d'eau chaude collective seraient contaminés
par la bactérie Legionella pneumophila. La direction
de la Santé recommande dans un cadre préventif,
la vérification de la température de l'eau chaude
des circuits. Si les résultats rélèvent la
présence de légionelles, l'augmentation de la température
de l'eau constitue une première et indispensable procédure
à mettre en oeuvre. En effet, ces bactéries prolifèrent
à 37°C mais supportent mal des températures
de l'ordre de 50 à 55°C (limite maximale autorisée).
Si toutefois après cette opération, des germes persistent,
la désinfection et le nettoyage des tuyaux à la
sortie des ballons d'eau chaude voire, une intervention de chloration
directement sur les ballons, devront être envisagés.
Rappelons que si les cas de légionelloses ont augmenté
ces dernières années (213 cas en 1997 pour 610 en
2000 avec environ 15% de cas mortels), ils se sont déclarés
essentiellement dans des ensembles collectifs publics tels que
des hôpitaux ou des campings.
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Toutes
les eaux brutes sont-elles soumises au même traitement ?
Non. Les eaux brutes (eaux souterraines
et eaux de surface) sont classifiées en trois catégories en fonction
de leur niveau de pollution. - La première catégorie (A1), prévoit
un traitement simple avec filtration rapide et désinfection. -
La deuxième catégorie (A2), intervient sur des eaux un peu plus
polluées qui nécessitent cette fois un traitement chimique et
physique : pré-ozonation, coagulation, décantation, filtration
et désinfection. - La troisième catégorie (A3), la plus polluée
(hydrocarbures, pesticides, arsenic, ammonium, etc...) doit faire
l’objet d’un traitement sanitaire lourd de clarification (pré-ozonation,
coagulation, décantation, filtration sur sable) puis d’affinage
poussé (ozonation, filtration sur charbon actif et chloration
finale) avant d’être distribuée sur le réseau. Les eaux brutes
qui ne rentrent dans aucune des ces trois catégories sont classées
‘’hors normes’’ et sont en principe écartées de la production.
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Qu’est-ce
qu’un hydrogéologue ?
L’hydrogéologue est le spécialiste à qui
incombe la mission de rechercher des sources d’eaux souterraines.
A la différence du sourcier, l’hydrogéologue est diplômé et exerce
son métier principalement sur des projets publics ; le sourcier
intervient plus auprès des particuliers.
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Quelles
opinions ont les français sur l’eau du robinet ?
Selon une étude récente du Centre d’Information
sur l’eau, les français veulent une qualité d’eau du robinet irréprochable.
70% la jugent sûre mais certains problèmes sanitaires (nitrates,
pesticides) deviennent de plus en plus présents dans l’esprit
des personnes interrogées. Selon
la dernière étude de l’Institut français de l’environnement
sur le sujet, les français citent comme désagrément N° 1 le goût
trop chloré de l’eau (45%), puis sa couleur (trop calcaire) pour
23 % des personnes interrogées. Seulement 13% pensent que l’eau
peut représenter des risques sanitaires.
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Qu’est-ce
qu’une eau minérale ?
Une eau minérale doit être d'origine souterraine,
microbiologiquement saine et protégée de tout risque de pollution.
C'est la seule eau qui bénéficie de propriétés thérapeutiques
favorables pour la santé reconnues par l'Académie de médecine
et le ministère de la santé. Le décret français du 6 juin 1989
dit à ce sujet : " une eau minérale naturelle est une eau possédant
un ensemble de caractéristiques qui sont de nature à apporter
des propriétés favorables à la santé ". Une eau minérale peut
bénéficier d'une protection environnementale spéciale sur un rayon
de plusieurs kilomètres. Ainsi, c'est la seule eau qui doit respecter
dans le temps la même teneur en composants minéraux. L'eau minérale
doit obligatoirement être embouteillée à sa source. Dans la plupart
des cas, les eaux très minéralisées doivent être prises sous forme
de cures c'est-à-dire sur des périodes assez courtes dans le temps,
à savoir 5 ou 6 semaines au plus.
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Qu’est-ce
qu’une eau de source ?
Les eaux de source sont caractérisées par
4 points principaux :
- Elles doivent répondre aux normes
de potabilité de l'eau de consommation tel que le décret de 1989
le prévoit.
- Elles ne sont pas tenues, comme les eaux minérales, d'avoir
une composition minérale constante.
- Contrairement aux eaux minérales, elles peuvent provenir de
plusieurs sources, être embouteillées sur des lieux différents
(avec avis du conseil départemental d'hygiène et autorisation
de Préfet) et posséder la même marque commerciale.
- Elle ne peuvent pas revendiquer de propriétés particulières
bénéfiques pour la santé
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Quelle
quantité d’eau doit-on boire par jour ?
L’eau
est la vie. C’est le plus important élément de notre alimentation.
Nous en consommons près de 1000 litres par an avec les boissons,
les aliments solides et le résultat de la digestion. Idéalement,
un individu doit boire quotidiennement 1,5 litre d'eau par jour
(qui s'ajoute donc au litre d'eau que nous ingurgitons à travers
les autres aliments solides). L’eau doit non seulement être agréable
à boire mais aussi et surtout prouver son innocuité pour la santé
humaine.
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Qu’est-ce
qu’une eau dite ‘’dure’’ ?
Une eau ‘’dure’’ est une eau caractérisée
par une forte concentration en sels minéraux (calcium et magnésium).
C’est particulièrement le cas des eaux à dominante calcaire comme
celles du Nord de la France. Une eau est dite ‘’douce’’ lorsque
sa concentration en sels minéraux est faible. Les sols granitiques
produisent généralement des eaux douces.
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Qu’est-ce
que la turbidité ?
C’est la qualité de l’eau par rapport aux
matières en suspension qui s’y trouve. Ces matières (argile, micro-organismes)
peuvent en effet donner un aspect trouble à l’eau. Plus la turbidité
d’une eau est bonne, plus celle-ci est claire et limpide.
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Qu’est-ce
que le pH ?
Le potentiel Hydrogène ou pH est un indice
qui indique si l’eau est acide ou alcaline. Les normes actuelles
autorisent un pH de l’eau compris entre 6,5 et 9. Le pH est une
valeur clef car il joue un rôle important dans les chaînes de
réactions biochimiques de l’eau. Un pH normal se situe environ
à 7. Un pH ‘’acide’’ c’est-à-dire inférieur à 6,5 va avoir une
action corrosive sur les métaux des canalisations comme le plomb.
Une eau acide ne fait donc pas bon ménage avec des canalisations
en plomb !
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Quelle
classification peut-on adopter pour les eaux minérales ?
Plates
ou gazeuses, on peut dans un souci de simplification les classer
dans 3 catégories selon leur niveau de minéralisation.
- Les eaux très minéralisées gazeuses : chlorurées sodiques et
bicarbonatées (Vichy-Saint-Yorre, Badoit ), ces eaux sont très
riches en sodium (sel), en calcium, en magnésium et en fluor.
- Les eaux minéralisées plates : sulfatées calciques (Vittel,
Hépar, Contrex) - Les eaux faiblement minéralisées plates : se
sont les eaux les plus équilibrées. Elles sont notamment recommandées
pour les régimes sans sel et pour les biberons des nourrissons
(Evian, Volvic, Mont-Roucous)
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Pourquoi
peut-on trouver du calcaire dans l’eau du robinet ?
Parce
que l’eau du robinet peut provenir de nappes phréatiques traversant
des terrains calcaires et se charger en sels de magnésium et de
calcium.
Une eau ‘’dure’’ calcaire n’est pas nocive pour la santé, au contraire.
Le problème d’une eau calcaire provient essentiellement du tartre
qu’elle va créer à partir du moment où cette eau va être chauffée.
Ainsi, certaines machines utilisant de l’eau très chaude comme
les machines à café, peuvent s’entartrer assez rapidement : le
calcaire va s’agglomérer, former des cristaux qui vont se déposer
sur les parois des tuyaux ou les conduites d’eau : c’est le tartre.
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Pourquoi
peut-on trouver du calcium dans l’eau ?
Parce que l’eau peut provenir de nappes
phréatiques ou de rivières traversant des terrains calcaires.
Or le calcium y est présent sous forme de carbonate.
Le calcium se trouve dans la plupart des eaux de sources et parfois
en grande quantité dans certaines eaux minérales.
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Le
calcium dans l’eau est-il bénéfique pour la santé ?
Oui
mais, attention aux excès pour l’adulte... Les spécialistes
recommandent en général pour l’adulte un apport total journalier
en calcium de 900 mg. L’adolescent, pour sa croissance, a des
besoins supérieurs et les quantités peuvent monter à 1200 mg
par jour. Le calcium se trouve en grande quantité dans beaucoup
de produits de consommation : fromages, jaunes d’œufs, escargots
et lait sont riches en calcium. Près de 2/3 du calcium nécessaire
à l’organisme sont ainsi fournis par les produits laitiers.
Cependant, si le calcium présente des propriétés bénéfiques
incontestables pour la minéralisation des os, c’est un métal
alcalino-terreux difficilement assimilable par l’organisme.
Ainsi, le coefficient moyen d’absorption est à son maximum chez
l’enfant-adolescent (50%) et diminue à environ 30 % à l’âge
adulte. La prise d’eaux minérales très riches en calcium (Hépar
- 55 mg/litre et Contrexéville - 50 mg/litre) doit donc respecter
des séquences de cures courtes, 5 à 6 semaines maximum. Une
surconsommation de calcium longue dans le temps peut entraîner
des complications urinaires et rénales (calculs).
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Pourquoi
peut-on trouver du magnésium dans l’eau ?
Parce que l’eau du robinet ou l’eau naturelle
peut provenir de nappes phréatiques ou de rivières traversant
des sols à forte teneur en minéraux qui contiennent du magnésium
(couches calcaires). Oligo-élément abondant dans la nature, le
magnésium se retrouve pratiquement dans toutes les eaux à des
teneurs comprises entre 5 et 10 mg par litre ce qui est minime
compte tenu d’un AJR (Apport journalier recommandé) de 300 mg
par jour. Activateur cellulaire, le magnésium participe à la synthèse
des réactions enzymatiques du métabolisme. Comme pour le calcium,
les eaux minérales riches en magnésium sont Hépar (11 mg/litre),
Contrexéville (5,3 mg/litre) et Vittel (3,8 mg/litre). Au contraire
du calcium, la capacité d’absorption du magnésium par l’organisme
ne pose pas de problème particulier. L’apport en magnésium dans
les aliments est souvent corrélé à un apport calorique significatif
comme par exemple pour le chocolat.
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Les
eaux de baignade européennes sont-elles de bonne qualité ?
Selon le rapport 2000 de la commission
de l’environnement sur la qualité microbiologique et organoleptique
des eaux de baignade en Europe, plus de 80 % des 11 500 eaux côtières
ont une bonne qualité d’eau de baignade. Les eaux de montagne
(lacs et rivières) sont encore mieux notées puisque 94 % des 4200
zones de baignade d’eau douce sont jugées correctes.
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L’eau
de la Seine est-elle de bonne qualité ?
Paris compte 3 usines d’épuration dont
celle d’IVRY qui produit une bonne partie de l’eau de la Capitale.
Un bon indicateur de qualité de l’eau est la présence ou l’absence
de faune marine. Or la Seine, depuis peu de temps, redevient poissonneuse...
Plus d’une vingtaine d’espèces de poissons font actuellement le
bonheur des pêcheurs parisiens. On y trouverait même des saumons…
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Peut-on dessaler de l’eau de mer ?
Oui, grâce à la distillation. En effet,
en s’évaporant, l’eau salée se transforme tout simplement en eau
douce. Ce procédé est malheureusement très coûteux car il faut
mettre en œuvre des moyens colossaux en énergies pour développer
un système distillant de l’eau salée à grande échelle. Seuls les
pays du Sud richement dotés en ressources pétrolières en ont actuellement
les moyens. Le prix de revient d’un mètre cube d’eau douce obtenu
par distillation est compris entre 3 et 11 francs. La technique
de l’osmose inverse constitue aussi une solution d’avenir qui
devrait être, à terme, plus économique et plus accessible financièrement
aux pays en voie de développement. L’osmoseur est un appareil
qui va permettre de filtrer et de retenir les cristaux de sel
de l’eau de mer grâce à une membrane semi-perméable. Prometteuse
sur les applications de purification de l’eau, la technique de
l’osmose inverse fait actuellement l’objet de recherches poussées
en matière de développement industriel.
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