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A quoi servent les agences de l'eau ?

Les 6 agences de l'eau en France sont des établissements publics créés par la loi du 16/12/1964. Les comités des bassins les mandatent pour qu'elles apportent aides financières et appuis techniques aux élus, agriculteurs et industriels dans leurs luttes pour la préservation des ressouces. Leurs sources de financements proviennent des redevances perçues auprès des différents utilisateurs/consommateurs au titre du prélèvement d'eau et de la pollution de l'eau.


A quoi correspond le prix de l'eau ?

Le prix de l'eau est calculé à partir de nombreux paramètres très fluctuants en fonction du niveau des investissements existants,
de la position géographique de l'habitat/entreprise ou de l'état d'endettement de la commune.

Les facteurs intervenant dans le prix de l'eau sont
:

- Le coût des investissements réalisés, le prix de l'entretien des installations, le coût d'exploitation, du traitement et de la distribution de l'eau avant compteur et le coût d'évacuation et de dépollution de l'eau après compteur.
- Le type d'habitat rural/urbain. Un habitat rural exigera des investissements de raccordement plus importants par exemple.
- L'état des charges financières communales peut aussi faire monter ou baisser la facture d'eau.

S'ajoutent à cela :
- Une redevance de prélèvement,
- Une redevance de pollution de l'eau (dont la répartion est revue avec la nouvelle loi),
- Une redevance pour l'aide au développement des communes rurales, une taxe hydrolyque et une redevance domaniale (payées par les industries, les agriculteurs et les collectivités locales sur la base de leurs prélèvements et leurs rejets).

Les risques liés à la légionellose sont-ils réels pour les particuliers habitant en copropriété ?

Les symptômes de la légionellose sont assez proches de ceux de la grippe avec notamment des douleurs musculaires et fatigue générale intense. Elle touche avant tout les personnes vulnérables et fragilisées comme les enfants et les personnes âgées.
A en croire l'Union nationale des association des responsables de copropriété (UNARC), les deux tiers des copropriétés équipés d'une réserve d'eau chaude collective seraient contaminés par la bactérie Legionella pneumophila. La direction de la Santé recommande dans un cadre préventif, la vérification de la température de l'eau chaude des circuits. Si les résultats rélèvent la présence de légionelles, l'augmentation de la température de l'eau constitue une première et indispensable procédure à mettre en oeuvre. En effet, ces bactéries prolifèrent à 37°C mais supportent mal des températures de l'ordre de 50 à 55°C (limite maximale autorisée). Si toutefois après cette opération, des germes persistent, la désinfection et le nettoyage des tuyaux à la sortie des ballons d'eau chaude voire, une intervention de chloration directement sur les ballons, devront être envisagés.
Rappelons que si les cas de légionelloses ont augmenté ces dernières années (213 cas en 1997 pour 610 en 2000 avec environ 15% de cas mortels), ils se sont déclarés essentiellement dans des ensembles collectifs publics tels que des hôpitaux ou des campings.
Toutes les eaux brutes sont-elles soumises au même traitement ?

Non. Les eaux brutes (eaux souterraines et eaux de surface) sont classifiées en trois catégories en fonction de leur niveau de pollution. - La première catégorie (A1), prévoit un traitement simple avec filtration rapide et désinfection. - La deuxième catégorie (A2), intervient sur des eaux un peu plus polluées qui nécessitent cette fois un traitement chimique et physique : pré-ozonation, coagulation, décantation, filtration et désinfection. - La troisième catégorie (A3), la plus polluée (hydrocarbures, pesticides, arsenic, ammonium, etc...) doit faire l’objet d’un traitement sanitaire lourd de clarification (pré-ozonation, coagulation, décantation, filtration sur sable) puis d’affinage poussé (ozonation, filtration sur charbon actif et chloration finale) avant d’être distribuée sur le réseau. Les eaux brutes qui ne rentrent dans aucune des ces trois catégories sont classées ‘’hors normes’’ et sont en principe écartées de la production.

La pollution au plomb dans l'eau est-elle un problème de santé publique ?

On estime à 11 milliards d'euros la somme totale des dépenses de rénovations des conduites d'eau en plomb que les contribuables français devront débourser dans les 10 prochaines années. Sont concernés, les tuyauteries internes des immeubles anciens de centre-ville et ceux construits avant les années 70 ainsi que les branchements publics. C'est la nouvelle règlementation européenne qui impose à la France la norme de 25 ml/litre (en 2003) puis de 10 ml/litre de plomb (en 2013) au lieu de 50 ml/litre actuellement. Un tel écart de norme implique la rénovation et/ou remplacement de toutes les canalisations d'ici à 2013. Or, selon les études existantes qui ont fait l'objet d'une diffusion par l'Académie des Sciences, l'eau ne véhiculerait que 23% des apports en plomb ingéré par l'organisme, alors que les aliments représenteraient 57% des apports, la pollutions atmosphérique 11,5 % et les poussières 3,5%.
Qu’est-ce qu’un hydrogéologue ?

L’hydrogéologue est le spécialiste à qui incombe la mission de rechercher des sources d’eaux souterraines. A la différence du sourcier, l’hydrogéologue est diplômé et exerce son métier principalement sur des projets publics ; le sourcier intervient plus auprès des particuliers.
Quelles opinions ont les français sur l’eau du robinet ?

Selon une étude récente du Centre d’Information sur l’eau, les français veulent une qualité d’eau du robinet irréprochable. 70% la jugent sûre mais certains problèmes sanitaires (nitrates, pesticides) deviennent de plus en plus présents dans l’esprit des personnes interrogées. Selon la dernière étude de l’Institut français de l’environnement sur le sujet, les français citent comme désagrément N° 1 le goût trop chloré de l’eau (45%), puis sa couleur (trop calcaire) pour 23 % des personnes interrogées. Seulement 13% pensent que l’eau peut représenter des risques sanitaires.
Qu’est-ce qu’une eau minérale ?

Une eau minérale doit être d'origine souterraine, microbiologiquement saine et protégée de tout risque de pollution. C'est la seule eau qui bénéficie de propriétés thérapeutiques favorables pour la santé reconnues par l'Académie de médecine et le ministère de la santé. Le décret français du 6 juin 1989 dit à ce sujet : " une eau minérale naturelle est une eau possédant un ensemble de caractéristiques qui sont de nature à apporter des propriétés favorables à la santé ". Une eau minérale peut bénéficier d'une protection environnementale spéciale sur un rayon de plusieurs kilomètres. Ainsi, c'est la seule eau qui doit respecter dans le temps la même teneur en composants minéraux. L'eau minérale doit obligatoirement être embouteillée à sa source. Dans la plupart des cas, les eaux très minéralisées doivent être prises sous forme de cures c'est-à-dire sur des périodes assez courtes dans le temps, à savoir 5 ou 6 semaines au plus.
Qu’est-ce qu’une eau de source ?

Les eaux de source sont caractérisées par 4 points principaux :
- Elles doivent répondre aux normes de potabilité de l'eau de consommation tel que le décret de 1989 le prévoit.
- Elles ne sont pas tenues, comme les eaux minérales, d'avoir une composition minérale constante.
- Contrairement aux eaux minérales, elles peuvent provenir de plusieurs sources, être embouteillées sur des lieux différents (avec avis du conseil départemental d'hygiène et autorisation de Préfet) et posséder la même marque commerciale.
- Elle ne peuvent pas revendiquer de propriétés particulières bénéfiques pour la santé
Quelle quantité d’eau doit-on boire par jour ?

L’eau est la vie. C’est le plus important élément de notre alimentation.
Nous en consommons près de 1000 litres par an avec les boissons, les aliments solides et le résultat de la digestion. Idéalement, un individu doit boire quotidiennement 1,5 litre d'eau par jour (qui s'ajoute donc au litre d'eau que nous ingurgitons à travers les autres aliments solides). L’eau doit non seulement être agréable à boire mais aussi et surtout prouver son innocuité pour la santé humaine.
Qu’est-ce qu’une eau dite ‘’dure’’ ?

Une eau ‘’dure’’ est une eau caractérisée par une forte concentration en sels minéraux (calcium et magnésium). C’est particulièrement le cas des eaux à dominante calcaire comme celles du Nord de la France. Une eau est dite ‘’douce’’ lorsque sa concentration en sels minéraux est faible. Les sols granitiques produisent généralement des eaux douces.
Qu’est-ce que la turbidité ?

C’est la qualité de l’eau par rapport aux matières en suspension qui s’y trouve. Ces matières (argile, micro-organismes) peuvent en effet donner un aspect trouble à l’eau. Plus la turbidité d’une eau est bonne, plus celle-ci est claire et limpide.
Qu’est-ce que le pH ?

Le potentiel Hydrogène ou pH est un indice qui indique si l’eau est acide ou alcaline. Les normes actuelles autorisent un pH de l’eau compris entre 6,5 et 9. Le pH est une valeur clef car il joue un rôle important dans les chaînes de réactions biochimiques de l’eau. Un pH normal se situe environ à 7. Un pH ‘’acide’’ c’est-à-dire inférieur à 6,5 va avoir une action corrosive sur les métaux des canalisations comme le plomb. Une eau acide ne fait donc pas bon ménage avec des canalisations en plomb !
Quelle classification peut-on adopter pour les eaux minérales ?

Plates ou gazeuses, on peut dans un souci de simplification les classer dans 3 catégories selon leur niveau de minéralisation.
- Les eaux très minéralisées gazeuses : chlorurées sodiques et bicarbonatées (Vichy-Saint-Yorre, Badoit ), ces eaux sont très riches en sodium (sel), en calcium, en magnésium et en fluor.
- Les eaux minéralisées plates : sulfatées calciques (Vittel, Hépar, Contrex) - Les eaux faiblement minéralisées plates : se sont les eaux les plus équilibrées. Elles sont notamment recommandées pour les régimes sans sel et pour les biberons des nourrissons (Evian, Volvic, Mont-Roucous)
Pourquoi peut-on trouver du calcaire dans l’eau du robinet ?

Parce que l’eau du robinet peut provenir de nappes phréatiques traversant
des terrains calcaires et se charger en sels de magnésium et de calcium.
Une eau ‘’dure’’ calcaire n’est pas nocive pour la santé, au contraire.
Le problème d’une eau calcaire provient essentiellement du tartre qu’elle va créer à partir du moment où cette eau va être chauffée. Ainsi, certaines machines utilisant de l’eau très chaude comme les machines à café, peuvent s’entartrer assez rapidement : le calcaire va s’agglomérer, former des cristaux qui vont se déposer sur les parois des tuyaux ou les conduites d’eau : c’est le tartre.
Pourquoi peut-on trouver du calcium dans l’eau ?

Parce que l’eau peut provenir de nappes phréatiques ou de rivières traversant des terrains calcaires. Or le calcium y est présent sous forme de carbonate.
Le calcium se trouve dans la plupart des eaux de sources et parfois en grande quantité dans certaines eaux minérales.
Le calcium dans l’eau est-il bénéfique pour la santé ?

Oui mais, attention aux excès pour l’adulte... Les spécialistes recommandent en général pour l’adulte un apport total journalier en calcium de 900 mg. L’adolescent, pour sa croissance, a des besoins supérieurs et les quantités peuvent monter à 1200 mg par jour. Le calcium se trouve en grande quantité dans beaucoup de produits de consommation : fromages, jaunes d’œufs, escargots et lait sont riches en calcium. Près de 2/3 du calcium nécessaire à l’organisme sont ainsi fournis par les produits laitiers. Cependant, si le calcium présente des propriétés bénéfiques incontestables pour la minéralisation des os, c’est un métal alcalino-terreux difficilement assimilable par l’organisme. Ainsi, le coefficient moyen d’absorption est à son maximum chez l’enfant-adolescent (50%) et diminue à environ 30 % à l’âge adulte. La prise d’eaux minérales très riches en calcium (Hépar - 55 mg/litre et Contrexéville - 50 mg/litre) doit donc respecter des séquences de cures courtes, 5 à 6 semaines maximum. Une surconsommation de calcium longue dans le temps peut entraîner des complications urinaires et rénales (calculs).
Pourquoi peut-on trouver du magnésium dans l’eau ?

Parce que l’eau du robinet ou l’eau naturelle peut provenir de nappes phréatiques ou de rivières traversant des sols à forte teneur en minéraux qui contiennent du magnésium (couches calcaires). Oligo-élément abondant dans la nature, le magnésium se retrouve pratiquement dans toutes les eaux à des teneurs comprises entre 5 et 10 mg par litre ce qui est minime compte tenu d’un AJR (Apport journalier recommandé) de 300 mg par jour. Activateur cellulaire, le magnésium participe à la synthèse des réactions enzymatiques du métabolisme. Comme pour le calcium, les eaux minérales riches en magnésium sont Hépar (11 mg/litre), Contrexéville (5,3 mg/litre) et Vittel (3,8 mg/litre). Au contraire du calcium, la capacité d’absorption du magnésium par l’organisme ne pose pas de problème particulier. L’apport en magnésium dans les aliments est souvent corrélé à un apport calorique significatif comme par exemple pour le chocolat.
Les eaux de baignade européennes sont-elles de bonne qualité ?

Selon le rapport 2000 de la commission de l’environnement sur la qualité microbiologique et organoleptique des eaux de baignade en Europe, plus de 80 % des 11 500 eaux côtières ont une bonne qualité d’eau de baignade. Les eaux de montagne (lacs et rivières) sont encore mieux notées puisque 94 % des 4200 zones de baignade d’eau douce sont jugées correctes.
L’eau de la Seine est-elle de bonne qualité ?

Paris compte 3 usines d’épuration dont celle d’IVRY qui produit une bonne partie de l’eau de la Capitale. Un bon indicateur de qualité de l’eau est la présence ou l’absence de faune marine. Or la Seine, depuis peu de temps, redevient poissonneuse... Plus d’une vingtaine d’espèces de poissons font actuellement le bonheur des pêcheurs parisiens. On y trouverait même des saumons…
Peut-on dessaler de l’eau de mer ?

Oui, grâce à la distillation. En effet, en s’évaporant, l’eau salée se transforme tout simplement en eau douce. Ce procédé est malheureusement très coûteux car il faut mettre en œuvre des moyens colossaux en énergies pour développer un système distillant de l’eau salée à grande échelle. Seuls les pays du Sud richement dotés en ressources pétrolières en ont actuellement les moyens. Le prix de revient d’un mètre cube d’eau douce obtenu par distillation est compris entre 3 et 11 francs. La technique de l’osmose inverse constitue aussi une solution d’avenir qui devrait être, à terme, plus économique et plus accessible financièrement aux pays en voie de développement. L’osmoseur est un appareil qui va permettre de filtrer et de retenir les cristaux de sel de l’eau de mer grâce à une membrane semi-perméable. Prometteuse sur les applications de purification de l’eau, la technique de l’osmose inverse fait actuellement l’objet de recherches poussées en matière de développement industriel.
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