Entre tradition
culinaire et modernité
nutritionnelle |
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Diététique

Soupe, 6 bonnes raisons de s’y mettre

Soupes
et potages sont des plats traditionnels dont la diététique moderne
souligne aujourd’hui les bienfaits santé. Modérément énergétique
mais source de fibres et de micronutriments, la soupe rassasie sans
surcharger ; c’est aussi une façon de diversifier la consommation
de légumes, en associant des végétaux au profil nutritionnel complémentaire.
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1 S’hydrater
L’eau
est le principal constituant de la soupe, qui en contient 85 à 90
% en moyenne. Un bol de soupe apporte donc environ 260 ml d’eau,
ce qui n’est pas négligeable, comparé aux besoins de la journée
(2,5 litres apportés par la boisson et les aliments). De plus, une
partie de l’eau contenue dans le potage est liée aux fibres végétales
des légumes, ce qui permet d’étaler son assimilation dans le temps.
Consommée au dîner, la soupe hydrate l’organisme progressivement, à une période où le corps en a particulièrement besoin.
Pour favoriser le travail de "nettoyage" de l’organisme
au cours de la nuit, on choisit une soupeui
draine l’organisme en douceur : riche en eau, en potassium et pauvre
en sodium. Certains légumes, connus depuis fort longtemps pour leurs
effets diurétiques peuvent être utilisés : l’oignon, le poireau,
le fenouil, la tomate, la courgette, les salades, le potiron, la
pomme de terre ou le chou, notamment. On salera raisonnablement
pour favoriser l’élimination
. |
2 Diversifier ses apports en micronutriments
Toutes
les soupes ont un point commun : elles nécessitent l’association de
plusieurs légumes. Cette caractéristique favorise la diversité des apports
nutritionnels. En effet, chaque légume présente un profil nutritionnel
spécifique : la carotte et le potiron sont riches en caroténoïdes, le
chou en calcium, et l’oignon en soufre, par exemple. Tous ces micronutriments
agissent en synergie dans l’organisme : leur présence simultanée favorise
leur efficacité. La bonne soupe est celle qui contient un grand nombre
de légumes, au profil si possible différent. Pour réaliser facilement un potage contenant un large éventail
de micronutriments, il suffit d’associer des légumes de différentes
couleurs (vert, jaune, rouge, orange, violet, blanc)
et de mélanger des feuilles (blette, salade, épinard), des racines (pomme
de terre, navet, carotte,…), des tiges (poireaux, asperges,…), et des
fruits (courgette, tomate, aubergine, haricot vert,…). On est ainsi
sûr d’associer des végétaux trèsdifférents, apportant chacun des nutriments
spécifiques à la partie de la plante concernée.
3 Maintenir son poids
La
soupe présente un effet coupe-faim naturel : riche en eau et en fibres,
elle remplit l’estomac sans risque de surcharge en calories. Un bol
de potage de légumes apporte en effet environ 150 Kcal, soit moins de
7 % des ANC pour la journée. L’effet rassasiant de la soupe limite la consommation d’aliments très énergétiques
au cours du même repas : on équilibre ainsi de façon simple ses apports
en énergie. La sensation de satiété facilite, par ailleurs, le suivi
d’un régime amincissant et la période de stabilisation. Enfin, la soupe
contribue à couvrir les besoins en micronutriments, notamment en minéraux
et caroténoïdes.
Pour
ceux qui suivent un régime hypoénergétique, on réalise un potage léger,
à base de légumes variés. La courgette ou le potiron remplaceront la
pomme de terre pour donner du liant sans apporter de calories supplémentaires.
Tous les légumes sont autorisés, même dans le cadre d’un régime hypoénergétique.
Pour un meilleur effet rassasiant, on ne mouline pas la soupe. Elle
sera ainsi avalée moins vite, car il faut la mâcher !
4 Se reminéraliser
Du
fait de son mode de cuisson, soupes et potages sont de bonnes sources
de minéraux. Le découpage des légumes en petits morceaux augmente en
effet la surface de contact avec l’eau de cuisson : les minéraux, en
partie solubles, sont libérés dans le liquide. Mais cette eau n’est
pas éliminée par égouttage :
il n’y a donc aucune perte, tout est consommé. La cuisson des légumes,
en attendrissant et solubilisant certaines fibres favorise, de plus,
l’assimilation des minéraux encore présents dans les légumes après cuisson.
Globalement,
la soupe est un plat apportant du potassium en quantité intéressante,
ainsi que du magnésium, du calcium, du fer et de nombreux oligo-éléments
(cuivre, zinc, sélénium,…).
Pour
faire une soupe riche en minéraux, on choisit les légumes les plus concentrés
:
- Calcium et fer
: épinard, cresson, fenouil, brocoli, haricots verts, légumes secs
- Zinc et sélénium (anti-oxydants)
: ail, endive, champignon de Paris, poireau, petit pois
- Soufre : ail, tous les choux,
oignon, poireau , …
L’ajout
de persil frais, au moment de servir, renforce encore cet apport.
5 Faire manger des légumes aux petits
La
multitude de légumes que l’on peut intégrer dans un potage permet de
trouver au moins une soupe au goût de l’enfant ! Le potage permet d’intégrer
dans sa ration une vraie portion de légumes (environ 150 g), ce qui
et loin d’être négligeable. De plus, le mélange des légumes facilite
la consommation de végétaux que l’enfant n’apprécie pas lorsqu’ils sont
servis seuls. Un peu d’oignon ou de poireau passe par exemple inaperçu,
masqué par des carottes et des pommes de terre. L’effet rassasiant du
potage permet, en outre, de moduler l’appétit de l’enfant : un bol de
soupe, un laitage et un fruit cru représentent le dîner idéal jusqu’à
8-10 ans. On peut compléter, pour les plus grands, d’un plat de légumes
ou de féculents. Ce dîner léger prépare l’enfant à une nuit sereine,
tout en apportant l’eau et les micronutriments indispensables à cette
phase de repos.
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Certains
enfants apprécieront les potages à la saveur délicate (carotte,
potiron, courgette), que l’on peut adoucir de lait ou de crème.
D’autres aimeront la soupe à l’oignon … pour ses croûtons dorés
et son fromage gratiné. En général, la présence de pâtes est appréciée
: le minestrone ou la soupe chinoise amuseront les petits curieux.
Enfin
certains adorent toutes les soupes, à condition qu’elles soient
parfaitement moulinées et bien onctueuses : on ne reconnaît alors
plus du tout quels légumes entrent dans la composition !
6 Se faire plaisir
Que
le potage soit un trésor de bienfaits, c’est bien, mais qu’en plus,
ce soit un plat traditionnel et délicieux, c’est encore
mieux ! À vous de réaliser le potage qui vous plaît :
plutôt léger, ou consistant, toujours à base de plusieurs légumes,
dont les proportions peuvent varier, au gré de votre
fantaisie. Il ne vous reste alors qu’à savourer l’équilibre des
saveurs, en toute gourmandise ! |
Source : La Collective des Fruits et Légumes
Frais
Initiative
Le bar à soupe,
un concept très
« Fraîche attitude » |
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Source : La Collective des Fruits et Légumes
Frais
Gastronomie
Une
ressource culinaire inépuisable
Potage,
crème, consommé, velouté, soupe, bouillon…comment s’y retrouver ?
Voici un petit lexique gourmand qui nous
permettra de faire le point.
Familiale, conviviale, créative, traditionnelle, riche ou économique… la
soupe se sent bien partout. Adaptable à toutes les occasions de la vie,
la soupe est une ressource culinaire inépuisable. Pas très surprenant
qu’elle continue depuis l’aube des temps à nous ravir les papilles.
Soupe :
il s’agissait jadis, d’une tranche de pain sur laquelle on versait un
bouillon (ou autre apprêt liquide). Aujourd’hui, la soupe désigne un
potage ni passé ni lié mais cependant souvent épaissi (avec du pain,
des pâtes, du riz…) et garni d’une viande, d’un poisson ou d’un légume.
Ayant été jugé trivial, le terme de soupe fut au XVIIIème siècle supplanté
au profit
de celui de potage. Réhabilité de nos jours, le mot soupe est communément
employé comme synonyme de potage.
Potage : terme
générique qui comprend tout met liquide chaud généralement servi dans
des assiettes creuses ou des bols en début de repas. Il comprend deux
grands groupes : les potages clairs (bouillons et consommés) et les
potages liés (crèmes, veloutés, consommés liés, soupes…). La liaison
est réalisée selon le cas avec un féculent, de la crème, de l’œuf, un
légume…
Bouillon : "liquide
de cuisson des viandes ou des légumes bouillis utilisé pour cuire (à
la place de l’eau) certains mets et réaliser des sauces et des potages".
Consommé :
"bouillon de viande ou de poisson servi chaud ou froid généralement
en début de repas " .
Crème : potage
(à base de légume, de volaille, de crustacée ou de céréale) réalisé
à partir d’un fond blanc (autrefois, du lait ou un roux blanc) ou d’une
Béchamel, agrémenté d’une touche finale de crème fraîche.
Velouté : potage
lisse et onctueux, lié à l’œuf, à la crème fraîche ou au beurre et garni
(blanc de volaille en Julienne, queues d’écrevisse, pointes d’asperges…).
Les
régions mitonnent leurs soupes
Difficile
d’être exhaustif en matière de spécialités de soupes régionales de France.
Leur registre est intarissable et se décline à l’infini selon les produits
du terroir, l’inventivité des cuisiniers, le climat, les coutumes locales
et la saison. Tourin, garbure, cotriade, bréjaude, ttoro, panade ou
potée invitent le gourmand à se mettre en appétit pour un petit tour
gastronomique de nos régions.
- Nord
Tout
proche de la Belgique, le Nord partage avec sa voisine une solide tradition
de soupes comme le waterzooï, le potage au cresson, la soupe à la bière…
D’autres spécialités comme la soupe à l’ail d’Arleux, la Caudière (soupe
de poisson), les crèmes d’asperge, de crevette, de chou-fleur… embaument
les cuisines du nord.
- Centre
Outre
ces simples soupes au chou Morvandelles, ces soupes au vin de Bourgogne,
le potage berrichon aux navets, la bréjaude auvergnate au lard et aux
légumes, cette région est le creuset d’une gastronomie inventive inspirée
des saveurs du terroir. Ainsi Gilles Lafontaine
-
restaurant Le Saint Etienne à Vézelais (89) - nous a concocté une création
festive, riche et conviviale.
- Est
On
déguste en Alsace et en Lorraine de généreuses potées composées de légumes
(carottes, navets, céleri, poireaux, haricots, choux…) et de viande
de porc (fumée et fraîche). La potée est comme le pot-au-feu, très populaire
dans toutes les régions qui en proposent autant de variantes. Strasbourg
a sa spécialité, le consommé Strasbourg à la choucroute et aux saucisses
de… Strasbourg, évidemment !
- Ouest
La
cotriade est à la Bretagne ce que la bouillabaisse est à la côte méditerranéenne.
On la prépare avec des poissons communs (grondin, maquereau, daurade,
baudroie, congre, merlan). Sorte de pot-au-feu de la mer, on sert la
cotriade en deux parties : d’un côté le bouillon versé sur une tranche de pain grillé, de l’autre
les légumes (oignons et pommes de terre) et les poissons.
- Sud-Est
Soupe
au pistou (basilic), bouillabaisse, aïgo boulido (soupe à l’ail), bouillabaisse
borgne (sans poisson)… comment faire rouler ces mots dans la bouche
sans prendre immédiatement l’accent du midi, entendre chanter les cigales,
sans respirer le parfum du romarin et de l’ail, goûter la fraîcheur
d’un pastis accompagné d’olives ? La Provence ne propose pas ses saveurs,
elle les chante.
Le basilic
Le
basilic est une herbe aromatique que l'on trouve principalement dans
le sud de la France, où elle est cultivée et prend parfois le nom de
"balicot". Cette plante annuelle de 20 à 50 centimètres de
haut est très fragile et nécessite une attention particulière pour sa
culture. Il existe entre 50 et 60 variétés de basilic mais deux types
se retrouvent communément sur le marché : le basilic à petites feuilles et le basilic
à grandes feuilles. Le basilic donne son parfum mentholé à la fameuse
soupe au pistou provençale.
- Sud-Ouest
Si
l’on dénombre pas moins de six orthographes pour le tourin, spécialité
du Sud-Ouest à base de tomate, d’ail ou d’oignon (à la graisse d’oie
ou au saindoux), c’est qu’il existe autant de façons de le préparer
et même, probablement bien plus. On le servait autrefois aux
jeunes mariés - on le nommait alors tourin des noces – le lendemain
matin de leur mariage. Il est également commun au Périgord, au Bordelais
et au Quercy. Dans le Béarn, la garbure, une potée aux légumes et au
confit d’oie connaît elle aussi plusieurs versions dont le briscat,
garbure au maïs. La côte Basque espagnole a elle aussi sa bouillabaisse
: c’est le ttoro.
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La crème de canard et ses croûtons au gratin POUR 6 À 8 CONVIVES
Crème
de canard l un canard préparé l 250 g de lentilles vertes l un oignon piqué de clous de girofle l une belle carotte émincée l un bouquet garni l sel & poivre l 2 litres d’eau l une noix de beurre
Croûtons
au gratin l 1 baguette l 1 échalote l deux noix de beurre l le foie du canard l 100 g de foie gras, un filet de Cognac
Plonger le canard vidé (réserver
le foie) dans une eau légèrement salée. Ajouter les légumes. Laisser
cuir e à feu doux deux bonnes heures. Pendant ce temps, préparer
la farce pour les croûtons. Emincer l’échalote et la faire suer
dans le beurre à la poêle. Y saisir le foie du canard en le gardant
rosé. Saler, poivrer. Hacher finement cette préparation. Agrémenter
d’un filet de Cognac puis y mêler le
foie gras. Faire frire au beurre de fines tranches de baguette
puis tartiner les croûtons de farce. Mettre les croûtons au frais.
Oter carotte, oignon et bouquet garni du bouillon.
Désosser le canard et en mixer la chair avec les lentilles en mouillant
avec le bouillon de cuisson pour obtenir une crème onctueuse.
Ramener à ébullition puis passer au chinois (fine passoire). Maintenir
au chaud. Servir agrémenté de beurre frais avec – présentés à
part – les croûtons gratinés à la salamandre (ou au gril du four).
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Source : La Collective des Fruits et Légumes
Frais
Diététique
Soupe, l’équilibre est
dans la marmite
Et maintenant…
à vos fourneaux !
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Source : La Collective des Fruits et Légumes
Frais
Gastronomie
Les
garnitures ou la (image de cerise)
sur le gâteau
Les
garnitures sont ces petites touches de saveur que l’on ajoute
juste avant de servir, qui encanaillent un élégant potage ou subliment
un simple consommé.
Croûtons
à l’ail
toute simple et savoureuse la petite tranche de pain un
peu rassis, frottée à l’ail et dorée dans un fond d’huile
d’olive.
Toast aux herbes
dans une autre version du croûton, un mélange d’herbes
fraîches (ciboulette, cerfeuil, persil, estragon) et
de beurre tartiné sur du pain puis doré au four.
Croûtons au fromage
passer au four de petites tranches de baguette garnies
de fromage râpé et les disposer dans la soupière juste avant de
servir.
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Chiffonnade
oseille,
laitue ou épinard finement ciselés et ajoutés au dernier moment pour donner
une touche de fraîcheur à la soupe.
Mirepoix
Légumes (carotte, céleri, oignon) coupés en très petits
dés et revenus au beurre. La petite note croquante, fraîche et colorée
pour mettre en appétit.
Ou encore…
les boulettes aux oeufs ou à la viande, des quenelles, des lardons
frits, des ravioles, l’omelette.

En
trois coups de cuillère à pot…
A
la maison
Soupe à l’oignon
Peler
5 ou 6 beaux oignons puis les émincer. Les faire fondre à feu moyen
dans un mélange d’huile et de beurre pour qu’ils soient dorés à point.
Ajouter une branche de thym pour parfumer puis une cuillère de farine
en remuant. Ajouter un litre de bouillon de poule, saler et poivrer.
Relever d’une pointe de piment de Cayenne. Cuire à feu moyen 30 à 40
mn. Servir gratiné : verser la soupe dans des bols allant au four, y
ajouter des croûtons de pain surmontés de gruyère râpé et les passer
quelques minutes au gril du four.
Potage au cresson
pour
s’épargner l’épluchage du cresson, on peut l’acheter prêt à consommer
en sachet.
Il
suffira de le rincer à l’eau froide. Le ciseler puis le faire fondre
dans un fond de beurre. Verser un litre d’eau salée puis ajouter deux
pommes de terre détaillées en petits cubes. Laisser cuire 30 mn puis
mixer. Agrémenter de crème fraîche avant de servir. On peut réaliser
de la même façon un délicieux potage au cerfeuil.
Crème de concombre à la coriandre
Peler
un concombre puis le râper à la râpe électrique. Verser dans un plat
creux puis ajouter l’équivalent
de 4 yaourts bulgares, une belle cuillère à soupe de crème fraîche.
Saler, poivrer. Ajouter le jus d’un citron, une pointe de paprika et
de la coriandre fraîche ciselée. Bien mélanger. Mettre au frais puis
servir glacé, décoré de coriandre fraîche.
Au
bureau
"Pas le temps de déjeuner !"
C’est
le lot de beaucoup d’entre nous. Pour autant, il ne s’agit pas de manger
n’importe quoi. Facile d’emporter un thermos de soupe préparée
la veille et vite réchauffée pendant le petit déjeuner. Et
pourquoi pas instaurer entre collègues un "tour de soupe"
? Chacun apportera sa spécialité à tour de rôle.
La conservation
Une
soupe “maison” de légumes peut se conserver 2 jours au réfrigérateur.
On peut cependant la congeler sans problème. Pour les tout petits, la
congeler dans des bacs à glaçon offre l’avantage de disposer de petites
portions très pratiques à démouler. Pour les plus grands, on la congèlera
une fois re froidie dans des sacs de congélation solides par portion
individuelle ou pour plusieurs.
Le cresson
Cultivé
en cressonnières, notamment autour du bassin parisien, le cresson croît
dans des bassins légèrement pentus dans lesquels circule de l'eau de
source. La récolte se fait manuellement avec un simple couteau et un
lien qui sert à assembler la botte. Le cresson est disponible sur les
marchés toute l’année.
Source : La Collective des Fruits et Légumes
Frais
A chaque saison, sa soupe
Les 5 légumes
intournables |
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Gastronomie
Saveurs
du monde
La
soupe à l'honneur
Quelques
légumes, de l’eau, du feu,... Quoi de plus élémentaire – quels
que soient les ressources et les modes de vie locaux – que la
préparation d’une soupe ? Où que l’on soit dans le monde, on se
rassemble autour du feu, près du poêle à bois, dans la cuisine
où mijote douillettement une soupe.
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"Ainsi
va la soupe, expression de nos goûts, discours social à elle seule où
s’exprime aussi bien la culture qui la trempe, l’état de la société qui
la mange et le baromètre des saisons qui lui donnent goût et consistance".
Pascal Dibie in Le livre
des soupes de Robin Howe Editions de l’aube / cuisines migrantes.
Dans tous les foyers du globe…
Entretien avec Annie Hubert, directeur de
recherche au CNRS en anthropologie de l’alimentation
Comment explique-t-on l’universalité de la soupe ?
C’est
une préparation simple qui permet de faire cuire plusieurs aliments
ensemble, dont on peut étendre la substance nutritive en la "rallongeant"
et qui permet de nourrir beaucoup de monde pour un investissement faible.
C’est un plat qui peut être complet (légumes, viandes, céréales) et
de grande valeur nutritive. On comprend qu’elle ait été adoptée un peu
partout sur la planète.

Existe-t-il des peuples qui n’en consomment pas ?
Quasiment
pas. On peut seulement évoquer des peuples où la consommation de soupe
est limitée. Chez les Esquimaux, par exemple, le feu étant produit par
de petites lampes à la graisse de mammifère marin, les cuissons sont
très longues. D’où une tendance à manger les aliments plutôt crus. Chez
certains groupes de chasseurs-cueilleurs des Philippines, de Papouasie
ou comme les Pygmées ou encore les Bushmen africains , la soupe est
assez rare. Mais d’une manière générale, elle est consommée dans toutes
les sociétés agricoles du globe.
Y a-t-il différents modes de consommation de la soupe ?
En
effet. En occident, la soupe est souvent l’aliment central, elle est
servie soit en entrée soit comme un repas complet. En Asie, c’est le
riz qui est à la base du repas. Dans cette région du monde, horsmis
les très précieuses soupes au nid d’hirondelle ou aux ailerons de requin,
le bouillon (ou soupe claire) est le liquide de boisson des repas. Il
remplace l’eau. Dans beaucoup de régions, comme en Afrique du nord, au Maroc
notamment, on se retrouve autour d’un plat communautaire où chacun plonge
sa cuillère. Alors qu’en occident, c’est le service individuel qui prime
bien qu’il soit récent. Au Moyen Age on disposait en effet, lors des
banquets, d’une écuelle pour deux.
L’urbanisation a-t-elle eu un effet sur la consommation de soupe ?
En
occident très certainement. En milieu urbain la consommation de soupe
diminue alors qu’en milieu rural, où l’on conserve de solides traditions,
elle perdure. Ainsi dans certaines régions comme le Gers on la consomme
midi (en entrée) et soir (en plat principal). En dehors de l’occident,
on peut dire que la consommation de soupe reste stable.
Existe-t-il des peuples où ce sont les hommes qui préparent la soupe
?
Non,
sauf dans le cas d’expéditions de chasse, loin du foyer. Traditionnellement,
c’est toujours la femme qui s’en charge. La soupe est l’aliment naturel
réconfortant, symbole de la mère, du foyer. Elle possède une importante
charge affective. En occident, elle représente aussi la détestation
enfantine ce qui n’est pas le cas en Asie dans la mesure où elle tient
une place secondaire dans le repas. Ces soupes que l’on trouve ici dans
les restaurants asiatiques sont là-bas consommées dans la rue, en dehors
des repas, comme "en cas ".
Soupe
de gombos (Brésil) Pour 6 personnes
Ingrédients
: - 500 g de gombos - 2 l. de bouillon de légumes - 150 g de manioc - sel.
Laver puis blanchir les gombos 7 à 8 minutes
dans l’eau bouillante salée. Mettre le manioc dans une casserole
puis verser le bouillon. Bien mélanger puis
porter à ébullition sans cesser de tourner. Saler et laisser cuire 15 mn. Détailler les gombos en
fines rondelles et les ajouter au bouillon. Servir aussitôt.
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Détours...
Gazpacho
glacé des étés sévillans, Harira marocaine, délicate soupe de miso japonaise,
roboratives potées des froidures de l’est, exotique Sancocho d’Amérique
latine…du plus simple bouillon au plus raffiné velouté, le monde
regorge de ces richesses gustatives évocatrices d’exotisme et de voyage.
Zoom sur les spécialités de quelques pays européens.
Allemagne
Potage
à la betterave : betterave crue et pommes de terre. Typique des longues
cuissons qui embuent les carreaux et réchauffent la cuisine (près de
3 heures 30 de cuisson). On trouve aussi en Allemagne nombre de potées
et soupes à la bière.
Belgique
Avec Olivier Simon,
Chef de cuisine au Bouillon Racine,
spécialités Belges - 3, rue Racine 75006 Paris.
Quelles sont les soupes
à base de légumes les plus typiques en Belgique ?
La soupe de pourpier, la crème de chicon
(endive), la soupe de cressonnette (jeunes pousses de cresson). On trouve
aussi le Hochepot ou encore le waterzooï qui est une sorte de pot-au-feu
à base de volaille ou de poisson. La viande est servie avec le bouillon
où on cuit les légumes, le bouillon est légèrement crémé.
-
La crème de
chicon de Monsieur Simon
- 1 kg d’endive
- 50 g de beurre
- 1 dl d’eau
- Sel, poivre
- 1 pincée de muscade
- 1 cuillère à café de sucre
- 2 échalotes
|
- 1 demi-pomme
- 1 citron
- 1 demi-cuillère à café de curry
- 1 demi-cuillère à soupe de farine
- 1 tranche de lard fumé
- 20 cl de bière blanche
- 30 cl de crème fleurette. |
Laver
les endives puis les faire cuire au beurre avec le sucre, la muscade
et l’eau. Saler, poivrer. Laisser cuire à feu modéré 20 mn recouvert
d’un papier sulfurisé (pour que l’eau ne s’évapore pas trop). Oter les
endives de leur jus de cuisson (que l’on réserve) puis les faire colorer
à feu vif dans une poêle. Réserver. Dans une grande casserole, faire
suer les échalotes hachées et fondre la pomme détaillée en petits cubes.
Saupoudrer de curry. Ajouter la farine puis laisser colorer. Ajouter
ensuite une tranche de lard puis les endives avec leur jus de cuisson.
Mouiller avec la bière et la crème. Cuire encore 20 mn. Enlever le lard
puis mixer pour obtenir une crème bien onctueuse. Relever d’un peu de
jus de citron. Rectifier l’assaisonnement. Servir bien chaud accompagné
de bière blanche.
Hongrie
Soupe
aux pommes : à base de pommes acides, sucre cannelle et vin blanc .
En Europe centrale on apprécie particulièrement les soupes aux fruits.
Bulgarie
Nombre
de préparations de ce pays sont agrémentées de yaourt comme le Tarator
à base de concombre, de noix et de yaourt.
Angleterre
Nos
voisins outre-manche cultivent l’originalité dans le domaine culinaire
avec la soupe à la tortue dont Alexandre Dumas décrit la préparation
en termes plutôt émouvants : "il
faut lui couper le tête d‘un seul coup… la coucher sur le dos… laisser
égoutter le sang dix à douze heures". De quoi épouvanter les amoureux de ces reptiles chéloniens ! On
leur connaît d’autres spécialités plus inoffensives comme la soupe au
poulet et au maïs à base de maïs frais, céleri, oignon, poulet, oeufs
durs…
Suisse canton de Berne
Soupe
des accouchées : carotte, céleri, ciboulette, persil, ail, laurier,
une poule, des oeufs entiers. Une recette reconstituante pour les jeunes
mamans en période de "relevailles".
Portugal
Le
Caldo verde est LA soupe traditionnelle du Portugal au choux, pommes
de terre et chorizo. On leur connaît aussi la soupe aux haricots rognons
de coq, agrémentée de chou, de vermicelle et d’huile d’olive.
Italie
Comment
évoquer l’Italie sans parler du fameux Minestrone à la milanaise : haricot
blancs, oignon, carotte, poireau, courgette, tomate, pomme de terre,
chou, basilic… En toscane on peut déguster la Zuppa di pane, une soupe
au pain à l’huile d’olive et aux haricots secs.
Espagne
Un
bon remède contre la touffeur estivale : le Gaspacho, soupe glacée aux
tomates, poivron, concombre, ail, oignon… On consomme en Espagne la
olla podrida, pot-au-feu où l’on dénombre pas moins de 10 ingrédients
carnés (mouton, jambon cru, chorizo, poule, perdrix, oreilles et pieds
de cochon…).

Et plus loin encore…
Afrique : Soupe aux cacahuètes
Amérique
centrale : Soupe à la tomate, à la carotte et à l’orange
Chine : Soupe aux champignons noirs
Cuba : Sanchocho, pot-au-feu de
poule aux bananes plantain et au maïs)
Danemark : Soupe de fruits et de poissons
Liban : Soupe aux fèves et au boulgour
USA : Soupe aux gombos et aux huîtres
Source : La Collective des Fruits et Légumes
Frais
Festivals
Que
ce soit au sud ou au nord de la France, quelques localités mettent régulièrement
la soupe à l'honneur. Lors de festivals qui lui sont consacrés, petits
et grands redécouvrent les joies et la convivialité de ce mets universel.
Festival des Soupes de Vaison-la-Romaine
(Vaucluse)
Fin
octobre, ce festival rassemble Vaison-la-Romaine et les 11 autres village
du canton pour un délicieux concours. Les soupes, traditionnelles ou
originales, potages et veloutés, sont confectionnés par les villageois
et dégustés par le public et le jury lors des veillées dans les communes.
Chaque année, 150 candidats acceptent de soumettre leur recette aux
juges qui se répartissent la dégustation sur 12 soirées.
Festival Interceltique de
Lorient (Morbihan)
Bien
que ce festival ne soit pas spécifiquement consacré aux soupes, la fameuse
cotriade bretonne y est à l'honneur. Jugez plutôt : à l'occasion de
la Cotriade de la Criée 800 litres de soupe sont préparés pour près
de 1600 festivaliers affamés ! Servie dans d'énormes marmites, cette
"chaudronnée" se partage entre festivaliers, au son de chants
celtiques. La soupe se prépare avec 600 kg de lingue, 300 kg de julienne,
100 kg de merlu, 400 kg de filet de poisson, 50 kg de congre et de tacauds,
100 kg de crabes et 40 kg de sardines. On y ajoute 100 kg de tomates,
100 kg d'oignons, 100 kg de carottes et 10 kg d'ail ! 48 litres de vin
blanc et 5 litres de Cognac doivent aussi figurer sur la liste des courses.
Gargantuesque ! Et pour obtenir les doses pour un repas de quatre personnes,
divisez ces chiffres par 400…
Festival de la Louche d'Or
de Lille (Nord)
La Louche
d'Or est le seul Festival International de la Soupe au monde. Initié
en 2001 par une association du quartier populaire et cosmopolite de
Wazemmes à Lille, il a pour but d'organiser une journée entièrement
dédiée aux soupes du monde. Le 24 mai 2001, toute une population bigarrée
s'est adonnée aux joies de la soupe. Ainsi pouvait-on goûter gratuitement
toutes sortes de préparations, après avoir acheté sa tasse à 20 F :
soupe d'agneau (Roumanie), soupe Malhlouta (Turquie), soupe aux haricots
verts (Lorraine)... Et même de la soupe à l'oseille pour les fins de
mois difficiles ! Deux soupes se sont partagées la Louche de Bronze
: la soupe Garbure, soupe traditionnelle du Gers à base de choux et
de canard confit, et la soupe bretonne des 4 baies et 9 légumes, dont
la recette
est restée secrète. La Louche d'Argent arécompensé
la soupe la plus originale, à savoir une soupe à la bière
, création personnelle composée de légumes , de
bière et de crème fraîche. Enfin, la Louche d'Or
a été décernée à la "soupe népalaise"cuisinée
par un népalais venu à Lille pour quelques mois. La soupe
aux ortis a retenu l'attention du jury qui lui a décerné
sa Mention spéciale. Le succès de la journée a
été tel que le 2ème festival International de la
Soupe devrait se dérouler simultanément à LIlle
et Cracovie. Si toutes les soupes du monde...
Festival de
la Soupe de Florac (Lozère)
Durant
les vacances de la Toussaint, cette petite ville des Cévennes propose
de retrouver l'ambiance des veillées et des saveurs d'antan. Le menu
des festivités réserve de bonnes surprises pour tous les âges. Les enfants
peuvent déguster des soupes tout en jouant à la ludothèque : Soupe de
Papier, Soupe à la Grimace ou Soupe de Soupirs sont autant de rendez-vous
qui leur sont réservés. Le jour d'Halloween, les enfants
parcourent les rues de la ville pour récolter des légumes auprès des
habitants afin de confectionner une "potion magique" (une
soupe géante) qui sera dégustée plus tard dans la journée avec des châtaignes
grillées. Les adultes peuvent participer au Concours de Soupes qui clôture
le Festival. Enfin, petits et grands aimeront veiller aux soirées
soupes et contes "Potages et Papotages", participer aux Soupes
de quartier ou déguster un échantillon des "Soupes du monde".
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